11 juin 2007
Tunis Medina et bonnes tables à suivre
Que se cache t-il derrière ces portes ? : Des boutiques, des musées, des ministères, des conservatoires de musique orientale, des galleries de peinture, mais aussi les plus jolis décors et les meilleures tables de Tunis.
Parmi les Dar les plus fameux : Dar El Jeld aux dires des connaisseurs : le fin du fin, et Dar Essa Raya, et Dar Belhaj, tous trois nichés dans la Medinah de Tunis.
Mais ce soir, pour changer nos pas nous guident vers le Dar Essa Raya que je ne connais pas encore, celui du Monsieur à la Lanterne, ravi de revoir mon mari et réciproquement.
Le soir, une fois la fermeture annoncée entre 19 et 20 heures, certaines galleries du souk se retranchent derrière des portes qui sécurisent les échoppes de marchands. Les rues se vident, et le silence se fait.
Les Dar aimeraient bien que les marchands restent ouverts le soir, ce qui redonnerait vie à la Medinah usuellement fermée et déserte et qui semble peu sécure de ce fait.
En attendant, il est préférable de retourner à votre hotel ou d'aller vous promener sur l'avenue principale Bourghiba. Les dars ouvrent vers 20h, il est recommandé de réserver par téléphone ou de tenter de réserver sur place, ce qui nous a réussi à chaque fois, soit seuls, soit par un serveur présent à ce moment.
Le Monsieur à la Lanterne viendra vous chercher pour vous guider jusqu'à la belle porte cloutée et vous ramènera au taxi, afin que vous ne vous perdiez pas.
Avec un petit muscat des côteaux de Carthage, à ne pas confondre avec le vin blanc de Muscat de Kélibia, vous pourrez y grignoter des petites mises en bouche traditionnelles, en écoutant de la musique orientale et profiter du somptueux décor.
Musicien et harissa au thon qu'un filet d'huile d'olive vient adoucir.
La salle du Essa Raya vide à notre arrivée mais qui s'est remplie en un rien de temps d'hommes d'affaires.
C'est en fait l'ancien patio ouvert et désormais fermé par une bulle de verre. Le dar est une ancienne maison a
u style mauresque andalou et dont la cour est surplombée d'une gallerie menant aux pièces de la maison, désormais transformées en salles de restaurants.
Les décors ici sont basés sur le travail de l'argent, d'autres dars exposent des meubles anciens ou sont des galeries de peinture.
Au menu ce soir, accompagnant un bon vin rouge tunisien : le Morgon, des mini bricks (la brick normale est cependant moins sèche, une tajine epinards qui n'a rien à voir avec la tajine marocaine, c'est en fait une omelette soufflée
un couscous mérou et un couscous agneau, la cuisine était raffinée.
Dar Essaraya, Rue Ben Mahmoud 6 (proche Boulevard Bab Menara), Tel.00 21671 560 310 et 563 091, Fax: +21671 571 465 essaraya@planet.tn (leur site web est donné en lien, il est à visiter ).
Dar el Jeld, Rue Dar el Jeld 5 (proche Place du Gouvernement), Tel.00216 71 56 09 16
Dar Belhaj,17 rue des tamis, testé lors d'une précédente visite, c'est aussi une belle maison et une bonne table (à droite avant d'arriver à la Zitouna comme il est indiqué sur leur Web (un peu déficient)
Où trouver du Muscat de Carthage
Aussi curieux que cela puisse paraître il est introuvable à la Duty mais disponible au Carrefour de la Marsa Soukra, sauf le vendredi, la vente d'alcool est interdite ce jour. Ne le confondez pas avec le muscat de Kelibia.
EN REVANCHE : ON N' A PAS AIME DU TOUT LE HAMOUDA PACHA
Nous vous déconseillons le dar Hammouda Pacha,très injustement vanté dans les guides, le service et la cuisine y sont franchement longs et très médiocres, malgré un beau décor qui nous laissait espérer le meilleur.
Au bout d'un temps qui vous semblera éternel et malgré l'apéritif, vous aurez dévoré la corbeille de pain. Le serveur déposera dans votre assiette pleine de miettes, une brick supposée être aux crustacés.
L'hotesse qui vous avait ouvert la porte si joliment vêtue d'une robe blanche brodée disparaîtra discrètement en cours de repas, vous abandonnant à la deuxième brick apportée, en théorie meilleure mais identique à la première, pendant que vos amis trouveront leur plat bizarre.
Enfin une souris d'agneau surtout bien plus pourvue en os qu'en viande et peu goûteuse concluera le repas et une addition du coup injustifiée, le pire étant d'y avoir invité des amis tunisiens qui ont également partagé notre opinion. C'est une critique un peu dure certes, mais nous espèrons que votre expérience sera meilleure que la notre.
Le jour où j'aurais remis la main sur mes notes, je vous parlerai de ceux proches de l'avenue Bourghiba et Sidi Bou Said.
En attendant je vous invite à découvrir nos photos prises lors de la visite du Bardo à Tunis , musée splendide qu'il ne faut pas rater.
© Photos Salamboo Tous droits réservés
Tunis (plans)
Il est facile de se déplacer dans Tunis, taxis en permanence, et en tramway même pour se rendre au musée du Bardo.
Péninsule du Cap Bon : de Soliman à Kelibia
Après deux jours passés sous un temps exceptionnellement médiocre, à Tunis, nous partons en voiture faire le tour de la péninsule du Cap Bon. Le point d'entrée est Soliman.
La côté ouest reste préservée de l'urbanisation galopante, les paysages sont superbes, beaucoup de cultures maraîchères, menzels et serres, bergers se déploient le long de la route, peu de voitures qui circulent, les gens et les enfants marchent ou se déplacent en taxis collectifs, en mobylette au casier plastique jaune ou charette tirée par un âne, les villages sont minuscules.
Les oiseaux le long des Khors
Première jolie suprise enfin : la mer au détour d'un virage, avec de belles couleurs et une superbe vue sur la baie de Tunis, et la descente sur la corniche de Korbous s'amorce.
Korbous: une minuscule ville au charme désuet des stations thermales, quelques boutiques et cafés.
Deux petits hotels aux balcons, blanchis à la chaux accueillent les curistes. Ces hotels appartiennent en fait, au même propriétaire. Ils sont disposés chacun de chaque côté de la seule unique rue centrale. Une source d'eau chaude dont le chemin est indiqué au mileu de la rue centrale alimente les thermes.
Petit thé à la menthe et pignons sur la terrasse de l'hotel, entre un rayon de soleil et la pluie menacante. En cette saison les chambres sont disponibles et l'accueil charmant est à signaler, les prix sont raisonnnables et comme toujours par personne avec demi-pension, pension complète.
Les hauteurs de la rue principale du village, offrent un joli point de vue, mais la petite route qui permettait de resdescendre sur le bord de mer est fermée suite à des éboulements de rochers.
Demi-tour et en route pour Sidi Daoud, petit port de pêche, où l'on pratique la Matanza : la mise à mort en italien ou pêche à la Madrague. La pêche au thon violente et ensanglantée.Nous ignorons si celle-ci a eu déjà lieu, bien que ce fût la saison selon les guides. Il faut des autorisations pour assister à cette pêche.
Ce thon mis en boite sur place (conserverie) avec de l'huile est très souvent présenté sur les tables avec du pain, mélangé avec un peu de cumin et d'harissa bien connue du Cap Bon, producteur de piments, fraises et nombreux produits maraîchers.
Comme s'amusent certains à le faire remarquer, ce thon,
vous ne le mangerez pas sur le port de Sidi Daoud mais chez des amis ou dans les restaurants, ainsi et de mille façons bricks, méchouia...
Le port néamoins ouvert au public est quasi-désert et seul un pêcheur remaille ses filets. La mer étant mauvaise, nous nous demandons s'ils sont même sortis à la pêche.
Au loin, on aperçoit les champs d'éoliennes, témoin des côtes venteuses de Tunisie.
Sidi Daoud
Malheureusement comme beaucoup d'endroits, celui-ci est très sale, jonché de déchets, de détritus divers et de sacs plastiques bleus comme le bleu de la Tunisie, et dont nous vous épargnerons la photo. Comment expliquer ce fléau : le manque de moyens financiers mais aussi le manque d'intérêt de la population à leur environnement tout immédiat, dommage ...
Au retour, nous croiserons un groupe de petites écolières en blouse rose, qui étonnées nous salueront d'un bongiorno collectif et tonitruant, l'Italie étant à vol d'oiseau, j'imagine que la présence d'Italiens et les ondes radio y sont pour quelque chose.
Sur la route, nous passerons à El Haouaria, proche du site de Kerkouane; cette petite ville est réputée pour son festival des Eperviers et disposerait d'un hotel en ville L'épervier et un autre hotel restaurant Les Grottes, avec activités, excentré, qu'aucun de nos deux guides nous a signalé.
Nous terminerons notre première journée à Kélibia seul point où se loger sur cette partie d'itinéraire hormis Korbous et Soliman Plage A signaler à une heure de Tunis, par l'autoroute, la nouvelle zone touristique en bord de mer : Borj Cedria entre Hammam Lif pas très excitante car la plage est polluée et Soliman à 6kms très exactement, cette station est donnée pour être très russe allemande .
Il est impensable de faire le tour du Cap Bon sans voiture.
Péninsule du Cap Bon : Kelibia
Kélibia et sa forteresse byzantine, une très jolie plage, de belles villas et un seul grand all inclusive qui n'accepte pas les clients de passage mais une hotellerie à taille humaine, un vin blanc sec le Muscat de Kelibia ou d'Alexandrie et un bon restaurant pieds dans l'eau sur la plus belle plage : Le Mansourah. Un endroit encore agréable où passer des vacances tranquilles, dans une région intéressante où l'on cultive la vigne, les oranges et les amandes, miel et on pêche..
Complet Poisson à la Mansourah
Les petits Ânes de Kelibia
ce soir arrêt dans un petit hotel
De Kelibia au Cap Bon via à Kerkouane Zaghouan
Ce matin nous décidons de visiter l'ancienne cité phénico-punique de Kerkouane, inscrite au Patrimoine de l'Unesco.
L'emplacement est tout simplement magnifique : en bord de mer. Comme à Carthage, la ville est fortifiée.
La cité fût détruite lors de la première guerre punique. Aucune grande construction publique, hormis quelques colonnes, les Romains n'eurent pas l'idée de reconstruire une ville et de profiter de sa situation maritîme. Les archéologues ne commencèrent à l'explorer que dans les années 1960.
Le site est vaste mine de rien, et les ruines des maisons dénotent une architecture spécifique et bien avancée : la base de tout maison méditerranéenne classique, avec le plus grand confort, comme l'eau courante et évacuation des eaux usées.
L'ancêtre de la baignoire sabot
et pas de thermes publiques, pour la bonne raison, que les salles de bains étaient privées.
Le musée du site de Kerkouane mérite bien un détour.
Pour preuve : cet étonnant et unique sarcophage en bois, découvert à 500m des côtes dans la Néccropole, que l'on appelle la Princesse Kerkouane. Le Masque représente Astarté.
Je vous invite à voir quelques photos des pièces du musée de Kerkouane.
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Après avoir visité la Péninsule du Cap Bon, fait un petit stop pour jeter un coup d'oeil à la plage de Korba Tazerka déserte, jolie mais encore une fois jonchée de détritus en cette période, nous descendons la côte et, traversons Nabeul.
Un peu d'égarement entre Nabeul et Hammamet, pour franchir la voie ferrée qui nous mènera sur la route de Zaghouan, El Fhas. On s'éloigne de la côte et la nature reprend ses droits. Là tout de suite des flamands roses, qui ne s'envolent absolument pas.
Zaghouan est une jolie petite ville accrochée à flanc de montagne, et sans ressource hotelière depuis bientôt cinq ans. C'est un peu dommage car elle constitue une étape sur la route de Thuburbo Majus.
L'empereur Hadrien ordonna la construction d'un aqueduc pour amener l'eau de Zaghouan à Carthage.

































