11 juin 2007
Péninsule du Cap Bon : de Soliman à Kelibia
Après deux jours passés sous un temps exceptionnellement médiocre, à Tunis, nous partons en voiture faire le tour de la péninsule du Cap Bon. Le point d'entrée est Soliman.
La côté ouest reste préservée de l'urbanisation galopante, les paysages sont superbes, beaucoup de cultures maraîchères, menzels et serres, bergers se déploient le long de la route, peu de voitures qui circulent, les gens et les enfants marchent ou se déplacent en taxis collectifs, en mobylette au casier plastique jaune ou charette tirée par un âne, les villages sont minuscules.
Les oiseaux le long des Khors
Première jolie suprise enfin : la mer au détour d'un virage, avec de belles couleurs et une superbe vue sur la baie de Tunis, et la descente sur la corniche de Korbous s'amorce.
Korbous: une minuscule ville au charme désuet des stations thermales, quelques boutiques et cafés.
Deux petits hotels aux balcons, blanchis à la chaux accueillent les curistes. Ces hotels appartiennent en fait, au même propriétaire. Ils sont disposés chacun de chaque côté de la seule unique rue centrale. Une source d'eau chaude dont le chemin est indiqué au mileu de la rue centrale alimente les thermes.
Petit thé à la menthe et pignons sur la terrasse de l'hotel, entre un rayon de soleil et la pluie menacante. En cette saison les chambres sont disponibles et l'accueil charmant est à signaler, les prix sont raisonnnables et comme toujours par personne avec demi-pension, pension complète.
Les hauteurs de la rue principale du village, offrent un joli point de vue, mais la petite route qui permettait de resdescendre sur le bord de mer est fermée suite à des éboulements de rochers.
Demi-tour et en route pour Sidi Daoud, petit port de pêche, où l'on pratique la Matanza : la mise à mort en italien ou pêche à la Madrague. La pêche au thon violente et ensanglantée.Nous ignorons si celle-ci a eu déjà lieu, bien que ce fût la saison selon les guides. Il faut des autorisations pour assister à cette pêche.
Ce thon mis en boite sur place (conserverie) avec de l'huile est très souvent présenté sur les tables avec du pain, mélangé avec un peu de cumin et d'harissa bien connue du Cap Bon, producteur de piments, fraises et nombreux produits maraîchers.
Comme s'amusent certains à le faire remarquer, ce thon,
vous ne le mangerez pas sur le port de Sidi Daoud mais chez des amis ou dans les restaurants, ainsi et de mille façons bricks, méchouia...
Le port néamoins ouvert au public est quasi-désert et seul un pêcheur remaille ses filets. La mer étant mauvaise, nous nous demandons s'ils sont même sortis à la pêche.
Au loin, on aperçoit les champs d'éoliennes, témoin des côtes venteuses de Tunisie.
Sidi Daoud
Malheureusement comme beaucoup d'endroits, celui-ci est très sale, jonché de déchets, de détritus divers et de sacs plastiques bleus comme le bleu de la Tunisie, et dont nous vous épargnerons la photo. Comment expliquer ce fléau : le manque de moyens financiers mais aussi le manque d'intérêt de la population à leur environnement tout immédiat, dommage ...
Au retour, nous croiserons un groupe de petites écolières en blouse rose, qui étonnées nous salueront d'un bongiorno collectif et tonitruant, l'Italie étant à vol d'oiseau, j'imagine que la présence d'Italiens et les ondes radio y sont pour quelque chose.
Sur la route, nous passerons à El Haouaria, proche du site de Kerkouane; cette petite ville est réputée pour son festival des Eperviers et disposerait d'un hotel en ville L'épervier et un autre hotel restaurant Les Grottes, avec activités, excentré, qu'aucun de nos deux guides nous a signalé.
Nous terminerons notre première journée à Kélibia seul point où se loger sur cette partie d'itinéraire hormis Korbous et Soliman Plage A signaler à une heure de Tunis, par l'autoroute, la nouvelle zone touristique en bord de mer : Borj Cedria entre Hammam Lif pas très excitante car la plage est polluée et Soliman à 6kms très exactement, cette station est donnée pour être très russe allemande .
Il est impensable de faire le tour du Cap Bon sans voiture.
Péninsule du Cap Bon : Kelibia
Kélibia et sa forteresse byzantine, une très jolie plage, de belles villas et un seul grand all inclusive qui n'accepte pas les clients de passage mais une hotellerie à taille humaine, un vin blanc sec le Muscat de Kelibia ou d'Alexandrie et un bon restaurant pieds dans l'eau sur la plus belle plage : Le Mansourah. Un endroit encore agréable où passer des vacances tranquilles, dans une région intéressante où l'on cultive la vigne, les oranges et les amandes, miel et on pêche..
Complet Poisson à la Mansourah
Les petits Ânes de Kelibia
ce soir arrêt dans un petit hotel
De Kelibia au Cap Bon via à Kerkouane Zaghouan
Ce matin nous décidons de visiter l'ancienne cité phénico-punique de Kerkouane, inscrite au Patrimoine de l'Unesco.
L'emplacement est tout simplement magnifique : en bord de mer. Comme à Carthage, la ville est fortifiée.
La cité fût détruite lors de la première guerre punique. Aucune grande construction publique, hormis quelques colonnes, les Romains n'eurent pas l'idée de reconstruire une ville et de profiter de sa situation maritîme. Les archéologues ne commencèrent à l'explorer que dans les années 1960.
Le site est vaste mine de rien, et les ruines des maisons dénotent une architecture spécifique et bien avancée : la base de tout maison méditerranéenne classique, avec le plus grand confort, comme l'eau courante et évacuation des eaux usées.
L'ancêtre de la baignoire sabot
et pas de thermes publiques, pour la bonne raison, que les salles de bains étaient privées.
Le musée du site de Kerkouane mérite bien un détour.
Pour preuve : cet étonnant et unique sarcophage en bois, découvert à 500m des côtes dans la Néccropole, que l'on appelle la Princesse Kerkouane. Le Masque représente Astarté.
Je vous invite à voir quelques photos des pièces du musée de Kerkouane.
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Après avoir visité la Péninsule du Cap Bon, fait un petit stop pour jeter un coup d'oeil à la plage de Korba Tazerka déserte, jolie mais encore une fois jonchée de détritus en cette période, nous descendons la côte et, traversons Nabeul.
Un peu d'égarement entre Nabeul et Hammamet, pour franchir la voie ferrée qui nous mènera sur la route de Zaghouan, El Fhas. On s'éloigne de la côte et la nature reprend ses droits. Là tout de suite des flamands roses, qui ne s'envolent absolument pas.
Zaghouan est une jolie petite ville accrochée à flanc de montagne, et sans ressource hotelière depuis bientôt cinq ans. C'est un peu dommage car elle constitue une étape sur la route de Thuburbo Majus.
L'empereur Hadrien ordonna la construction d'un aqueduc pour amener l'eau de Zaghouan à Carthage.























